Chiots en danger : le commerce cruel sur Facebook et Instagram
Il y a un an, l'organisation QUATRE PATTES révélait une histoire poignante : celle d'un chiot ukrainien de 11 semaines, victime du trafic animalier. Ses oreilles et sa queue avaient été coupées pour des raisons esthétiques avant qu'il ne soit mis en vente sur un groupe Facebook français. Ce cas n'est malheureusement pas isolé, mais l'un des milliers qui existent.
Grâce à la mobilisation de plus de 100 000 personnes, nous avons interpellé Meta et les autorités françaises afin d'exiger l'interdiction de la vente de chiots sur leurs plateformes, tant que leur traçabilité n'est pas assurée.
Un commerce toujours aussi florissant
Malgré nos efforts, la vente de chiots continue de prospérer sur les réseaux sociaux. Une nouvelle enquête menée par QUATRE PATTES sur 68 groupes Facebook en Europe, dont 14 en France, a mis en lumière un commerce toujours aussi actif. Avec plus de 423 000 membres, ces groupes sont le terrain de jeu de vendeurs peu scrupuleux qui exploitent les effets de mode et les émotions pour encourager l'achat compulsif.
Derrière les annonces de chiots jugés "mignons", "rares" ou "impressionnants", se cache un marché illégal et cruel.
Les 7 tendances et pratiques qui mettent les chiots en danger
Ces pratiques d'élevage, souvent motivées par l'apparence, ont des conséquences désastreuses sur la santé et le bien-être des chiens. Voici les sept tendances inquiétantes relevées par l'enquête :
Pelage aux couleurs atypiques : Les couleurs inhabituelles comme le "merle" (marbré) sont dues à des mutations génétiques. Ces mutations peuvent entraîner des problèmes de santé graves comme la surdité ou la cécité.
Chiens miniatures ou "toy" : Sélectionnés pour leur petite taille, ces chiens sont plus fragiles et sujets à de nombreux problèmes de santé (dentaires, articulaires, respiratoires, cardiaques).
Fourrure excessive : Une densité de poils anormale favorise les infections de la peau, la présence de parasites et la douleur causée par les nœuds.
Museaux très courts : Souvent considérés comme plus mignons, les chiens brachycéphales souffrent de nombreux troubles respiratoires et oculaires.
Variations physiques inhabituelles : Des caractéristiques comme les plis de peau excessifs ou les couleurs diluées peuvent entraîner des maladies de peau et des souffrances chroniques.
Déguisements : Habiller les chiens peut provoquer du stress, des irritations, des douleurs et gêner leurs mouvements naturels.
Mutilations (oreilles et queue coupées) : Ces pratiques sont non seulement extrêmement douloureuses, mais elles peuvent aussi causer du stress et des problèmes de mobilité chez l'animal.
Agissons ensemble
Malgré ces souffrances évidentes, Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, continue d'ignorer nos signalements. Le trafic de chiots prospère en toute impunité.
Si vous avez déjà signé la pétition, merci pour votre soutien ! Vous pouvez faire un pas de plus en partageant notre enquête afin d'accroître la pression sur les plateformes.
Si vous n'avez pas encore signé, il n'est pas trop tard pour agir. Ajoutez votre voix pour protéger ces chiots victimes de ce commerce cruel.
Merci pour votre mobilisation et votre engagement à nos côtés.
L'équipe de QUATRE PATTES

