jeudi 18 février 2010

Benoît XVI fustige les lois qui nient la différence entre les sexes

Quatre jours après l'adoption par le parlement portugais d'une mesure pouvant autoriser le mariage homosexuel, et quinze jours après la célébration d'une union entre conjoints du même sexe en Argentine, l'église catholique reprend pied dans le débat.

Le pape Benoît XVI a fustigé ce lundi matin les lois qui aboutissent, selon lui, à nier la différence entre les sexes.

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Présentant ses voeux au corps diplomatique, dans un discours consacré à la défense de l'environnement, le souverain pontife a dénoncé comme une «attaque» envers ce que Dieu a créé, des «lois ou des projets qui, au nom de la lutte contre la discrimination, portent atteinte au fondement biologique de la différence entre les sexes».

Sans citer ni le Portugal ni l'Argentine, il s'est toutefois référé «à des pays européens ou du continent américain».

Vendredi, le Parlement portugais a adopté en première lecture un projet de loi permettant aux homosexuels de se marier, un texte présenté comme une «loi de la liberté, de la justice, de l'égalité et de l'humanisme» par le Premier ministre José Socrates. Le 28 décembre, le premier mariage gay de l'histoire de l'Amérique latine, la plus grande région catholique au monde, a été célébré dans l'intimité à Ushuaïa, dans le sud de l'Argentine.

«La liberté ne peut être absolue, parce que l'homme n'est pas Dieu» et «le chemin à suivre ne peut être fixé par l'arbitraire ou le désir», a affirmé Benoît XVI.

Un article publié sur www.leparisien.fr

La nature opprimée… et l’individualisme absolutisé !




Sophie Bouchard


Je viens de lire l' article publié sur www.leparisien.fr concernant la prise de position de Benoît XVI contre le mariage homosexuel: Benoit XVI fustige les lois qui nient la différence entre les sexes. Ce qui me frappe, ce sont les commentaires des internautes qui s'opposent à son opinion : "Pourquoi empêcher les gens d'être libres", "S'ils sont heureux comme ça" "Vivre et laisser vivre, je ne t'ennuie pas, ne m'ennuie pas. C'est le seul principe qui devrait être défendu...". Ouf! "Ousqu'on s'en va", comme dirait l'autre. Des réflexions rases motte, imprégnées d’un individualisme total ! On s’en fout des autres. Ici, c’est la liberté au détriment de l’amour…

Et d’ailleurs, est-ce que la liberté sexuelle vécue dans notre société, c'est une réelle manifestation de la liberté? Pour parler franc, c'est plutôt de l'esclavage! Est-ce que devoir répondre à toutes ses pulsions, c'est de la liberté? Est-ce que c’est de la liberté quand on dépend constamment de l’affection des autres? Est-ce de la liberté quand on écrase sa dignité pour répondre à un supposé besoin essentiel sous prétexte que c'est "naturel"? Non! Ce n'est tellement pas de la liberté que cette façon de vivre est pleine de contraintes (contraception, préservatif, avortement) pour empêcher que la nature suive son cours. On est tellement esclave qu’on accepte quelque chose d'aussi antinature et désagréable que de porter le condom… pour éviter le pire. Mais ça, il ne faut pas le dire, c’est tabou ! Comme les tabous ont changé…

Dans un monde où l’on tente de défendre -avec raison- de l’environnement, la nature, notre terre, on ignore complètement le respect du corps, de sa nature, de son rôle. Quelle cohérence !

Le corps physique se révèle lui-même par sa forme et par sa fonction ! Le corps de la femme exprime l’intériorité, l’accueil, la chaleur. Celui de l’homme évoque l’action, la force, le don. Est-ce possible qu’on puisse le nier? Il faut croire que oui… même si ça ne fait aucun sens. Et je n’effleure ici que la question du corps!

Plus personne n’ose parler de peur d’être jugé. On n’y réfléchit même plus. Comme nos pensées s’entrechoquent dans notre petite tête -tant elles se contredisent et qu’on n’est plus capable de les justifier- eh bien, l’individualisme vient à notre secours! Chacun sa vie. Plus besoin de se préoccuper de l’autre, de ce qu’il vit, de ce qu’il souffre ou de ce qu’il s’imagine bon. C’est une méthode qui a fait ses preuves puisque toute notre société l’a embrassée, pour ne pas dire étreinte!

Qui se risque à dénoncer les souffrances liées à une sexualité désordonnée? Qui affirme que notre âme ne peut être assouvie par le corps? Qui ose annoncer que l’avortement tue non seulement les enfants, mais aussi la femme, son âme, brise son désir d’aimer et de procréer? Qui reconnaît que les fruits de cette mentalité commencent à se faire drôlement sentir à travers les nouvelles générations qui en sont tellement imbibée qu’elles ont complètement séparé la sexualité de l’amour, pour n’en faire qu’un geste mécanique qui procure un certain plaisir? Qui a les yeux suffisamment ouverts pour discerner les valeurs que notre société annonce à nos enfants, dont certains vivent déjà une sexualité active avant même d’être sortis de l’enfance, étant plongés sans cesse dans ce cocktail sexuel moderne?

La télé, la pub, Internet et la musique répètent, véhiculent et transpirent d’un seul cœur, ad nauseam, une mentalité qui détruit littéralement la dignité humaine. La répétition du message est telle, qu’on se sent vraiment différent, presque bizarre de penser autrement. Je cite les séries télévisées où l’on nous montre de plus en plus de « vécu tout croche » face à la sexualité. Tout est devenu tellement banal qu’on le pense normal. Il faudrait presque bannir la télévision pour protéger nos enfants (et nous-mêmes...) tant cette vision est répandue partout, dans toutes les émissions.

Notre Église a un langage différent. Nos papes, Benoît XVI, Jean Paul II, Paul VI ont eu assez d’amour et de courage pour dire la vérité. Malgré le tsunami de la pensée moderne, l’Église continue de crier dans le désert et affirme que la sexualité se vit, non pas seul, non pas à deux, mais à trois ! C'est-à-dire (puisqu’il faut désormais préciser…) entre un homme, une femme et Dieu. C’est une vocation, une grâce, un échange amoureux extraordinaire qui permet à un couple de communier l’un à l’autre tout en goûtant à l’amour irréductible de Dieu. Une sorte d’avant-première qui nous fait à peine tâter l’absolu de l’amour qui se trouve dans la Trinité et que le Seigneur veut nous communiquer. La sexualité est un lieu où la dignité humaine, au lieu d’être défigurée, reçoit sa valeur en plénitude.

N’est-ce pas qu’il y a un monde de différence entre ce qu’on entend tous les jours et ce que nous propose l’Église ?

Merci Seigneur pour Paul VI qui, le premier, a eu l’audace d'affirmer la profondeur de la vie humaine (Humanae Vitae), pour Jean-Paul II qui a développé la Théologie du corps pour nous permettre de découvrir le véritable sens de la sexualité et pour Benoît XVI qui continue à annoncer cet amour sans sourciller, dans le calme et la vérité. Une vérité qui rend libre ! Mais ça, il faut le vivre pour le croire !
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